Les haies d'Antibes subissent un soleil intense, des périodes sèches et des embruns salés venus de la Baie des Anges. Le cyprès peut brunir par plaques, tandis que le laurier développe une végétation très dense en périphérie et un intérieur pauvre en lumière. Ces signes ne réclament pas automatiquement une coupe courte. L'élagueur examine d'abord la souplesse des rameaux, la présence de bois mort et l'état des feuilles. Une taille d'éclaircie ouvre ensuite quelques passages d'air sans transformer la haie en paroi transparente. Elle limite la prise au vent et permet de retirer les parties réellement sèches. Les outils sont adaptés au diamètre afin de produire une coupe franche. Après l'intervention, un paillage et un arrosage profond mais espacé peuvent soutenir la reprise, selon l'essence et la nature du sol. Les projections de chaleur contre un mur clair sont aussi prises en compte. Cette lecture du climat local évite de confondre stress hydrique, maladie et simple renouvellement du feuillage, trois situations qui demandent des gestes très différents. Un suivi quelques semaines après la coupe permet de contrôler la reprise des bourgeons.